Notre safranière Entrechaux

L'idée de créer une safranière est venue en 2003, lors d'une visite chez un ami viticulteur dont la femme cultivait, pour leur consomation personnelle, quelques bulbes de crocus dans le fond du jardin.
Subjugué par l'odeur et la beauté de cette fleur qui venait de voir le jour au petit matin, je me suis penché sur la culture du crocus sativus afin de voir si sa culture était possible dans la région.

Après quelques recherches, j'ai découvert qu'en France, son apparition débuta vers le 11 ème siècle, à partir des Croisades.
La culture dans le Midi commença en Albigeois, en Comtat Venaissin (Vaucluse) et ce n'est qu'à la fin du 13 ème siècle qu'il apparut en Gatinais.
Un avignonnais dénomé "Porchaire" aurait développé sa culture dans toute la région du Comtat Venaissin. Les rongeurs et les gelées seraient la cause de sa disparition dans le Vaucluse, pour les autres régions, plus froides et pluvieuses, ce serait les maladies cryptogamiques et les grands froids.

Puisque la région semblait propice à la culture du crocus, l'idée d'essaier de relancer cette dernière est venue tout naturellement.

La parcelle en friche depuis 20 ans

C'est donc en 2010, après avoir suivi un stage de formation et acquis 12500 cormus de crocus sativus que nous nous sommes lancé dans la culture de cette plante exceptionelle.

La safranière a vu le jour en août 2010 sur une parcelle argilo-calcaire de 1000 mètres carrés en friche depuis une vingtaine d'années.

La safranière après le labour

4 ares de la parcelle furent nécessaires à la plantation des 12500 cormus.
Après avoir effectué un labour profond et croisé l'hiver précédent la plantation, les cormus furent mis en terre sur des planches de 80 cm, ceci afin de parfaire le drainage au niveau des bulbes.


Les cormus nous ont offert leurs premières fleurs début novembre 2010. Respectueux de la terre et de notre environnement, la conduite de notre safranière est entièrement biologique.

L'essentiel de notre travail, nous le réalisons à la main. Seul le motoculteur nous vient en aide pour grifonner le pourtour de la parcelle afin de maintenir les campagnols à bonne distance.


De la plantation à la récolte en passant par le désherbage, la cueillette et l'émondage des fleurs, l'arrachage et le calibrage des bulbes, tous ces travaux sont réalisés manuellement.

Le travail totalement manuel de notre safranière

L'or rouge des trois rivières vous propose un safran :

  • Classé Safran de première catégorie selon la norme ISO 3632-2.
  • Cultivé de manière biologique, désherbé entièrement à la main, sans engrais ni produits chimiques (seul le fumier de mouton est employé une année sur deux pour régénérer le sol).
  • En stigmates.
  • Millésimé, de la dernière année de récolte.
  • Emondé et séché au four le jour de récolte afin de préserver toutes les qualités du safran.
  • Amené a maturation au minimum 2 mois avant la mise en vente vous assurant ainsi des qualités organoleptiques hors du commun.